vivissection

la depravation

couve les proliférations
farfelues du chaos
en désordre la matière primale
ventre retourné de l'amer
enfante les joyaux de l'inutilité
et autres excavations vocales
Je te hais jusque dans
l'infirmité de tes fibres
de spasmes flottantes
hideuses et merveilleuses
comme une nausée persuasive
pendue sous les crocs
maladifs des nuits automnales
rien pourtant
quelque chose si j'osais
danser
danser aux enfers
brûler de plaisir
dans la violence
des feux sans lendemain
et le sursaut déplaisant
tronqué sur la dent
fluviale où tout est emporté
aussi belle qu'une succion
d'étoiles miniature
succession retranchée
de tournures sans coeur
coeur de rien
supposé tout
supposé antre accueillant
cartilage sinueux
dénasalisation sapphique
apparition subtile
immolation qui engendre
la sublime vue
de l'insolente perfection
fais moi mourir
de plaisir tendre
sous tes dents exquises
sous ta chair
dis moi que les nuages
sont une fontaine
de flammes qui ruisselent
encore et encore
fais moi plaisir
j'y tiens encore
silouhète noire
aux lames noires
injectées je veux
de toi mon cuir
retrouvé dans les sarcasmes
insérés dans l'inconnu
toi qui es nu
maturation serpentine
male mutation
abîme vénéneux
d'une douleur veineuse
plus qu'une union
désarticulée
aussi légère
que l'angoisse délibérée
des plumes intransigeantes
et moi,
ma plume est avariée
comme un fluide ombilique
éloignez-vous!
Lumières malsaines
achevez ce carnage
dans le bruit insolent
insoluble nuit
où s'arrachent
les pamoisons sensuelles
d'une soif désincarnée
Par Tantale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Derniers Commentaires

organes ourlés

chair abîmée
rouages meurtris
à saisir
les derniers
restes de beauté
en ce climat déchu
au dernier degré

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus