couve les proliférations
farfelues du chaos
en désordre la matière primale
ventre retourné de l'amer
enfante les joyaux de l'inutilité
et autres excavations vocales
Sous le poids de la frayeur
s'apesantissent les plissures
La lune hurle et pleure les larmes ne sont plus
suppliantes lunaires
des mains lacèrent
ces joues lardées d'effroi
inachevé le deuil
inextricable de la vie
les couleurs vives ont fui
son visage pour l'envelopper
de couleuvres brumeuses
Reptile d'angoisse au marécage sous l'impuissante lumière
d'argent circulaire
des nuits sans lueurs
l'echo se creuse de cris
tourbillon retourné sur lui
la proie dégouline
attachée au regard fixe
barre inerte
vide de foi amovible
L'âme se cache vitreuse
et l'expression ne laisse plus frémir
le moindre sentiment
Chair ternie
voilée sous la mécanique articulaire
opaque totalement lisse
L'intérieur rugit
ce vide est un leurre
où s'absorbe la viande grise
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