vivissection

la depravation

couve les proliférations
farfelues du chaos
en désordre la matière primale
ventre retourné de l'amer
enfante les joyaux de l'inutilité
et autres excavations vocales

il est un corps délicat et subtil qui entre nos âmes désunies circule, sans que nous dénions, pour la pluspart le remarquer. Car cet élément, à la fois discret et puissant, et bien plus vaste que tout ce qu'il nous a été donné de concevoir à travers notre entendement étriqué et dés l'origine flétri. Cette chose que mille nuance ne pourraient décrire, ne connaît pas de frontières et partant ni espace ni temps. Tout cet univers balisé dans la durée et la distance est l'incarcération de cet âme nomade à laquelle l'on ne peut s'ouvrir que par le renoncement. L'abolition de l'imposture de notre humanité est l'unique solution pour laisser exister cette puissance dissolutrice, qu'on la nomme âme, magie, esprit ou Dieu tout cela n'au fond pas d'importance. Le langage est à cette chose une limitation et l'art est la nef d'abolition qui casse les atomes de sens pour en réveler le fluide cosmique qui par les brisure s'exhale comme une odeur d'infini.
Par Tantale
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Je te hais jusque dans
l'infirmité de tes fibres
de spasmes flottantes
hideuses et merveilleuses
comme une nausée persuasive
pendue sous les crocs
maladifs des nuits automnales
rien pourtant
quelque chose si j'osais
danser
danser aux enfers
brûler de plaisir
dans la violence
des feux sans lendemain
et le sursaut déplaisant
tronqué sur la dent
fluviale où tout est emporté
aussi belle qu'une succion
d'étoiles miniature
succession retranchée
de tournures sans coeur
coeur de rien
supposé tout
supposé antre accueillant
cartilage sinueux
dénasalisation sapphique
apparition subtile
immolation qui engendre
la sublime vue
de l'insolente perfection
fais moi mourir
de plaisir tendre
sous tes dents exquises
sous ta chair
dis moi que les nuages
sont une fontaine
de flammes qui ruisselent
encore et encore
fais moi plaisir
j'y tiens encore
silouhète noire
aux lames noires
injectées je veux
de toi mon cuir
retrouvé dans les sarcasmes
insérés dans l'inconnu
toi qui es nu
maturation serpentine
male mutation
abîme vénéneux
d'une douleur veineuse
plus qu'une union
désarticulée
aussi légère
que l'angoisse délibérée
des plumes intransigeantes
et moi,
ma plume est avariée
comme un fluide ombilique
éloignez-vous!
Lumières malsaines
achevez ce carnage
dans le bruit insolent
insoluble nuit
où s'arrachent
les pamoisons sensuelles
d'une soif désincarnée
Par Tantale
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maladie-2.jpg
Par Tantale
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la-lune-hurle-et-pleure.jpg
Sous le poids de la frayeur
s'apesantissent les plissures

La lune hurle et pleure
les larmes ne sont plus
suppliantes lunaires
des mains lacèrent
ces joues lardées d'effroi
inachevé le deuil
inextricable de la vie
les couleurs vives ont fui
son visage pour l'envelopper
de couleuvres brumeuses

Reptile d'angoisse au marécage
sous l'impuissante lumière
d'argent circulaire
des nuits sans lueurs
l'echo se creuse de cris
tourbillon retourné sur lui
la proie dégouline
attachée au regard fixe
barre inerte
vide de foi amovible


L'âme se cache vitreuse
et l'expression ne laisse plus frémir
le moindre sentiment

Chair ternie
voilée sous la mécanique articulaire
opaque totalement lisse

L'intérieur rugit
ce vide est un leurre
où s'absorbe la viande grise


Par Tantale
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anatomie.jpg
lubricité spacieuse
en goitre répudiée
la légèreté d’une plume
trempée au sang d’enclume
dévisse les râles pubiens
d’un songe l’amertume
évitant la contondance vernaculaire
des orbites révoltés
comme une obédience secrète
à nouveau dévoilée
dont la répugnance déroge
à la moiteur désobligeante
des âmes dévisagées
à trop mordre à l’hameçon
s’émousse le crochet
liturgies faciales
des gueules lubriques
qui lorgnent la lune morcelée
en moignons lumineux
comme un alignement planétaire
âpreté du scintillement précieux

 


 

 
Par Tantale
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blake01.jpg

dans la suite interne de mon recoupement 

 j’écorche la tranche simultanée 

de ton corps offert

dans l’espace continuel 

 où se courbent les plaies 

se réfléchit l’écho des voluptés

 j’aimerai allonger 

sur les courbes endormies

 de ton corps si intense

tout le plaisir déglutissant ses instances 

sous les formes de tes cotes gracieuses 

je me plais aux inutiles errances 

 sous un toit uni de saveurs discrètes  

 forme rêvée 

où la masse des sensations 

se fond dans l’amnésie 

instantanée 

et roule la chair 

bord à bord 

d’écume chargée 

pour s’enfoncer 

dans les profondeurs 

du puits des sensualités 

le temps oublie sa mémoire 

et glisse dans les insinuations 

ces gorges ouvertes 

 ou se déploie la beauté fébrile 

 d’un dépassement outragé 

viens à moi

trouve cette voie inerte

 où s’arrache le sorts des désaxés

je suis ton corps

je suis cette âme

luxuriante aspiration

des spasmes de ta carnation

ma langue insinue

 les caresses de ton sens

voluptueuse ivresse

 de nos envies froissées

ta fleur subtile

s’ouvre en corolle

pistil frémissant

ployé sous la détresse

avide de vapeurs sinueuses

du ventre convulsé

sur le lobe charnel

enrobé de crêtes satinées

se répand la délicatesse

d’un souffle assoiffé

de secousses humides

les fractures au velours suintant

sécrètent l’intime filet concupiscent

aux saveurs onctueuses

de contorsions ensorcelées

luisant la lumière hybride

de nos âmes mélangées

lentement le plaisir

 décoche sa flèche

et cède la tension qui allèche

pour frapper aux coeur

le scintillement accablé

d’une éblouissante lasciveté

 

 

Par Tantale
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