dans la suite interne de mon recoupement
j’écorche la tranche simultanée
de ton corps offert
dans l’espace continuel
où se courbent les plaies
se réfléchit l’écho des voluptés
j’aimerai allonger
sur les courbes endormies
de ton corps si intense
tout le plaisir déglutissant ses instances
sous les formes de tes cotes gracieuses
je me plais aux inutiles errances
sous un toit uni de saveurs discrètes
forme rêvée
où la masse des sensations
se fond dans l’amnésie
instantanée
et roule la chair
bord à bord
d’écume chargée
pour s’enfoncer
dans les profondeurs
du puits des sensualités
le temps oublie sa mémoire
et glisse dans les insinuations
ces gorges ouvertes
ou se déploie la beauté fébrile
d’un dépassement outragé
viens à moi
trouve cette voie inerte
où s’arrache le sorts des désaxés
je suis ton corps
je suis cette âme
luxuriante aspiration
des spasmes de ta carnation
ma langue insinue
les caresses de ton sens
voluptueuse ivresse
de nos envies froissées
ta fleur subtile
s’ouvre en corolle
pistil frémissant
ployé sous la détresse
avide de vapeurs sinueuses
du ventre convulsé
sur le lobe charnel
enrobé de crêtes satinées
se répand la délicatesse
d’un souffle assoiffé
de secousses humides
les fractures au velours suintant
sécrètent l’intime filet concupiscent
aux saveurs onctueuses
de contorsions ensorcelées
luisant la lumière hybride
de nos âmes mélangées
lentement le plaisir
décoche sa flèche
et cède la tension qui allèche
pour frapper aux coeur
le scintillement accablé
d’une éblouissante lasciveté
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